Les techniques non chirurgicales traitent efficacement l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), mais elle restent globalement peu connues, raison pour laquelle nous allons y consacrer cet article complet et détaillé, rentrons dans le vif du sujet dès maintenant.
Rappel concernant l’hypertrophie bénigne de la prostate
La prostate grossit chez l’homme après 50 ans, et ce n’est pas sans conséquence, puisqu’elle comprime l’urètre et gêne la miction. Et parmi les symptômes : jet faible, envies fréquentes, nycturie…. autant dire que c’est quelque chose qui est à traiter rapidement.
Pour ce qui est des causes, il y a tout d’abord le vieillissement hormonal ainsi que la croissance de cellules prostatiques. Et ce problème passe par un diagnostic, qui peut être un examen rectal, une échographie ou un dosage PSA.
Les traitements sont nombreux, pour les cas les plus légers, il y a les médicaments alpha-bloquants, mais cela peut aller jusqu’à la chirurgie. Le tout vise à éviter les complications, avec notamment des infections urinaires et une rétention aiguë.
Les limites de la chirurgie
La chirurgie est efficace mais invasive, et les risques sont clairement présents, avec notamment l’incontinence et l’éjaculation rétrograde. Il y a aussi tout ce qui relève de l’hospitalisation et de l’anesthésie lourde.
C’est la raison pour laquelle elle est utilisée en dernier recours, si rien d’autre ne peut être envisagé, mais évidemment, il est préférable de passer à une alternative non chirurgicale si cela est possible.
L’embolisation prostatique
Cette technique mini-invasive par radiologie interventionnelle, se fait par cathéter via une artère fémorale jusqu’à la prostate. Des microbilles bloquent les artères nourricières et la prostate rétrécit en 1-3 mois. Cette méthode est ambulatoire, avec anesthésie locale.
Si elle est aussi réputée, c’est parce qu’elle préserve l’érection et l’éjaculation, et cerise sur le gâteau, elle permet une récupération rapide en 2-3 jours.
Efficace pendant 5 ans, le volume est réduit de 40-50% et elle est idéale pour les prostates >80 ml ainsi que les patients fragiles. Et pour terminer, sachez qu’elle est appuyée par des méta-analyses mondiales.
Il est désormais possible de la faire en France, notamment au Centre de la Prostate, inutile donc de devoir subir le stress d’un déplacement à l’étranger pour en bénéficier.
Le rezum (vapeur d’eau)
Cette alternative propose des injections de vapeur via l’urètre et détruit le tissu ciblé. Les symptômes sont améliorés en 4 semaines, et gros avantage de cette méthode, elle aussi préserve la sexualité.
L’urolift
Les implants rétractent les lobes prostatiques, ainsi le flux urinaire est ouvert instantanément, en conséquence, il n’y a pas de destruction tissulaire. Cette alternative est ambulatoire.
iTIND
Ici le processus passe par une endoprothèse temporaire pendant 5-7 jours qui remodèle l’urètre, l’effet durable est de 2-3 ans.
Comment faire un choix adapté?
L’embolisation est pour les grandes prostates, Rezum/Urolift pour les moyennes, la chirurgie si il n’y a pas le choix. Evidemment, il faut consulter un urologue/radiologue qui vous permettra de faire le meilleur choix. Une alternative est indispensable si elle est possible, car elle évite une chirurgie lourde et tout les inconvénients qui vont avec.

