Avoir un conjoint avec des enfants peut poser des problèmes, notamment si le feeling ne passe pas. Alors comment faire si la fille de celui qui partage votre vie vous insupporte?
Pourquoi cette relation est si difficile?
Avant tout, il faut comprendre cette difficulté. Vous n’avez pas choisi ce lien. De son côté, l’enfant ne vous à pas choisi comme belle-mère non plus.
Contrairement à votre relation avec vos enfants, vous n’avez pas d’autorité naturelle sur elle. C’est à son père de faire son éducation et de choisir sa manière de l’élever.
Vos habitudes peuvent s’entrechoquer, ce qui crée une dégradation du climat dans votre famille recomposée, pouvant par effet ricochet impacter votre moitié. Si vous êtes très ordonnée voire maniaque et qu’elle est bordélique, cela ne peut que créer des étincelles.
Il suffit d’avoir de la fatigue quotidienne (surmenage, manque de sommeil…), pour que les émotions amplifient tout et que la situation dégénère rapidement.
Psychology Today relaye d’ailleurs que la relation belle-mère / belle-fille est la plus compliquée dans les relations de famille. D’autant plus si la fille est attirante.
Les sources d’agacement les plus fréquentes
Plusieurs choses peuvent provoquer de la colère chez vous dans son attitude:
- Elle ignore vos remarques.
- Elle vous parle sèchement.
- Elle monopolise votre conjoint.
- Elle ne respecte pas les règles.
- Elle compare avec sa mère ou son père.
- Elle vous exclut des discussions.
- Elle critique vos choix.
- Elle vous met à l’épreuve sans cesse.
Ce que cet agacement révèle souvent
Derrière cet énervement, il peut se cacher plusieurs problèmes qu’il conviendra de traiter à la racine:
- Un besoin de reconnaissance non comblé.
- Une place mal définie dans le foyer.
- Un manque de soutien du conjoint.
- Une comparaison implicite avec un parent absent.
- Une fatigue émotionnelle accumulée.
- Un sentiment d’impuissance face à l’enfant.
Les erreurs
Première erreur que beaucoup de parents font, même si elle part de bons sentiments, vouloir remplacer un parent. Lui donner des conseils, mettre des limites… Mais ce n’est pas à vous de le faire. Seul son père a autorité sur elle chez vous.
Exiger une affection immédiate est aussi à prohiber. C’est une situation qui est difficile à vivre pour elle et vous pourriez être déçue de sa réaction.
Rivaliser avec l’enfant est également un mauvais reflexe. Vous n’occupez pas le même rôle auprès de son père. Cela n’arrangera en rien les choses, au contraire, la situation peut s’envenimer.
Critiquer l’autre parent devant elle est une manière quasi certaine de mettre de l’huile sur le feu. D’autant plus qu’elle peut les y rapporter et votre couple connaîtra des tensions.
Réagir à chaud sous le coup de la colère est aussi très mauvais, la aussi, c’est un élément déclencheur d’une possible déflagration. Mieux vaut prendre des décisions à froid, que ce soit dans cette situation ou d’autres cas de la vie quotidienne.
Enfin, mieux vaut ne pas garder toute frustration pour vous. La cocotte va bouillir de plus en plus fort jusqu’à ce que vous explosiez. Mais comme nous l’avons vu, réagissez à froid.
Des pistes concrètes pour apaiser la situation
Cette situation n’est pas une fatalité, la première chose à faire est de
clarifier votre rôle avec votre conjoint. Il doit être impliqué dans la démarche, étant la personne qui explique votre cohabitation.
C’est à lui de poser les règles. Vous pouvez lui faire des suggestions, notamment en lui expliquant ce que vous ressentez, mais il aura quoi qu’il en soit le dernier mot.
Concernant votre rapport avec sa fille, un rôle de soutien peut améliorer les choses, mais jamais de remplacer sa mère. Elle se braquerait probablement.
Si les circonstances s’y prêtent, créez des moments légers, sans enjeu entre vous, idéalement impliquant votre homme. Il peut s’agir d’un moment passé dans une activité qu’elle aime ou mieux encore que vous aimez toutes les deux (équitation, cinéma, randonnée…).
Évitez les comparaisons ou jugements, même si elle le fait de son côté avec sa mère, elle ne peut pas avoir le même niveau de maturité. N’oubliez pas que la situation est très difficile pour les enfants qui subissent le divorce de leurs parents. Le Haut Commissariat à la Stratégie et au plan rapporte même « une baisse de niveau de vie marquée et durable pour les enfants. » en plus de tout ce qui relève de l’affect. Le Journal of Marriage and Family à publié une étude présentant que les enfants de parents séparés présentent plus souvent de l’angoisse, du stress ou des difficultés scolaires pendant les années post-rupture.
Si elle fait des efforts, encouragez-la, c’est le meilleur moyen d’arranger votre relation. Vous n’avez pas forcément besoin de l’applaudir, la laisser tranquille sera déjà apprécié.
Il convient cependant de fixer vos propres limites mais toujours dans le calme et après avoir abordé le problème avec son père. Il doit connaître votre ressenti pour aider à calmer cette tension.
Le rôle essentiel de votre conjoint
Il est vital qu’il participe au calme au sein du foyer, il est le repère principal de sa fille. Tout ce qui relève des désaccords éducatifs, de l’harmonie dans le foyer et de la longévité du couple relève de sa responsabilité.
Parfois, c’est lui qui peut être à la racine du problème, notamment s’il vous met en concurrence ou qu’il lui donne toujours raison même à tort. Votre colère se reporte alors sur sa fille.
Prendre soin de vous dans cette situation
En dehors de la gestion de la problématique, passez des moments sans elle. C’est ce qui permet d’avoir du recul. Qui plus est, vous pouvez privilégier les moments forts avec votre conjoint lorsqu’elle est chez sa mère.
Pour avoir un avis objectif, vous pouvez en parler à des proches (famille, amis…). Mais si vous constatez que la situation ne s’améliore pas, un psychologue pourra vous aider à mettre en place de bonnes actions pour votre situation précise.

