Si vous connaissez une personne qui ne sait pas gérer son argent, restez bien avec nous, nous allons voir comment vous pouvez l’aider dans cet article complet et détaillé.
Récapitulatif : Aider à gérer son budget
- Diagnostic : Identifier les signes (découvert, dettes).
- Causes : Émotions, stress, manque d’organisation.
- Action : Noter revenus et charges fixes.
- Méthode : Appliquer la règle 50/30/20.
- Accompagnement : Dialogue bienveillant et sans jugement.
- Solutions : PCB, médiation, Banque de France.
Comprendre le problème
C’est la base. Et commençons par définir ce dont nous parlons. Il s’agit d’une personne qui ne sait pas gérer son argent suit mal ses dépenses.
Elle oublie souvent ses factures, dépense sans vraie méthode, ne connaît souvent même pas son solde. Elle peu aussi parfois avoir du mal à se contrôler.
Les signes visibles
Première chose, le compte est souvent à découvert. Autre point, les dépenses arrivent sans plan, souvent sur des coups de tête et des craquages.
Les factures sont payées en retard faute de pouvoir payer a temps, notamment en cas de découvert atteint au maximum. Evidemment, l’épargne est absente puisque tout part très vite dans des achats. Dans les pires situations, les dettes s’accumulent.
Les causes fréquentes
Voyons maintenant les causes de ce problème. La première est qu’elle n’a pas appris à faire un budget. Elle dépense donc de manière irresponsable.
Qui plus est, elle peut aussi dépenser sous l’effet de l’émotion. Il suffit qu’elle passe devant un magasin pour s’arrêter devant la vitrine et y faire ses achats sur des coups de cœur.
Autre chose, elle peut aussi manquer d’organisation. Elle pense dépenser de manière raisonnée mais ce n’est pas du tout le cas. Ce type de dépense est aussi parfois associé avec un revenu irrégulier.
Par exemple, si elle fait de l’interim, elle peut autant dépenser pendant un mois de faible activité que pendant un mois ou elle travaillait beaucoup.
Enfin, il se peut qu’elle subisse du stress ou de la fatigue mentale qui conduisent a des comportements impulsifs dont ceux liés à l’achat non raisonné.
Les risques possibles
Ce n’est pas quelque chose d’anodin. Les conséquences sont parfois graves, car si les frais bancaires augmentent, soulignons aussi que les dettes deviennent plus lourdes dans beaucoup de cas. Parfois elles en deviennent irremboursable.
Les projets deviennent évidemment difficiles. Comment acheter une maison sans apport? Une maison? Il y a un blocage clair voire des problèmes.
Par exemple, si la voiture rend son âme, qu’il en faut une nouvelle, et que la personne ne peut ni la payer ni obtenir un crédit conso en raison de sa situation financière, elle peut perdre son travail.
C’est aussi quelque chose qui peut avoir des conséquences sur la vie privée. Par exemple, cela peut conduire a une rupture ou a perdre sa maison pour rembourser les dettes.
Les bonnes habitudes
Venons-en aux solutions. Tout d’abord, noter tous les revenus est indispensable. Il faut aussi noter toutes les dépenses. Vous aurez déjà une bonne base. Mais il faut bien séparer deux types de dépenses, les charges fixes et les dépenses variables.
Regarder le compte chaque semaine est aussi un très bon reflexe pour faire le point régulièrement et éviter de tomber dans le rouge. Autre chose que la personne peut mettre en place, garder une petite marge de sécurité.
Faire un budget simple
Si vous êtes un peu perdu, voici les éléments majeurs a prendre en compte. Tout d’abord, commencer par le salaire voire d’éventuels revenus du capital.
Retirer le loyer/le crédit de la résidence principale si vous en avez pour commencer. Il faudra aussi soustraire les charges, comme l’électricité, l’eau ou encore le chauffage.
Dans les dépenses, incluez aussi la nourriture, et pas seulement les courses mais aussi les restaurant ou les livraisons a domicile (comme Ubereats ou Deliveroo…).
Pensez aussi a bien inclure les transports, l’essence est parfois non négligeable, notamment lorsqu’elle est très chers comme ce fut récemment le cas.
Mieux vaut prévoir une petite épargne en cas d’imprévus, comme un frigo qui lâche ou une roue a changer. Et n’excluez rien de ce qui est prélevé chaque mois comme Netflix ou encore les frais bancaires.
Comment l’aider activement?
Ce sera possiblement un sujet sensible voire épidermique, alors pensez a parler calmement et sans juger. La personne ne doit pas se sentir agressée sinon elle risque de se braquer.
Montrez-lui les chiffres simplement. Si vous avez fait le budget, montrez lui le tableau. Si vous avez la liste mais pas de tableau clair, vous pouvez demander a une IA d’en faire a partir de cette liste.
Il est alors temps de faire le tri ensemble. C’est ce qui permettra d’éviter le superflu, notamment si il s’agit de grosses dépenses. Et mettez des rappels qui lui permettront de se rendre compte de la situation au moment ou il sera en proie a un craquage.
Les erreurs à éviter
Pour que la personne maitrise au mieux son budget, elle doit faire l’impasse sur certaines choses. Pour commencer, payer sans vérifier le solde est une erreur de premier plan. Elle doit toujours avoir de quoi savoir ou elle en est avant chaque achat important.
Prendre des abonnements inutile est aussi a proscrire. Par exemple, si elle décide de se mettre au sport sur un coup de tête, il est préférable de le faire a domicile avec deux pairs d’haltères pour commencer que d’acheter une machine a 2000 euros ou de prendre un abonnement de 30 euros par mois.
Mélanger toutes les dépenses est aussi une terrible idée, car les dépenses qui sont classées sont plus facilement suivables et permettent d’éviter de faire des erreurs.
Quand la situation devient grave?
Pour estimer le niveau de gravité, plusieurs questions doivent se poser. Si la réponse est oui, alors il faut commencer a s’inquiéter. Est ce que la personne oublie tout le temps ses paiements? Est-ce qu’elle ne comprend plus ses relevés. Est-ce qu’elle se fait influencer facilement. Est-ce qu’elle a des dépenses dangereuses (addictions)?
La règle 50/30/20
Si vous souhaitez lui donner un cadre, cette règle est très simple a appliquer:
50% pour les besoins essentiels (loyer, nourriture, transports).
30% pour les envies et loisirs.
20% pour l’épargne ou les dettes.
C’est un point de départ, pas une règle absolue. Elle peut mettre le pied a l’étrier dans la gestion budgétaire pour la personne.
La dimension psychologique
Comprendre la psychologie de cette non-gestion financière permet de traiter le problème a la racine plutôt que de rester en surface. Par exemple, certains dépensent pour combler un mal-être. Si celui-ci est traité, le problème d’argent disparaît, d’une pierre deux coups comme le dit le problème.
Une faible estime de soi pousse aussi à se récompenser via des dépenses a tout va, parfois dans des addictions comme les jeux en ligne. Certains sabotent même leur budget inconsciemment, par exemple s’ils ont grandi dans un environnement ou avoir de l’argent était considéré négativement. Tout les dépenseurs irresponsables n’ont pas le même profil.
Les aides en France
La personne ne le sait peut être pas mais il existe des aides en France pour le sortir de cette situation. La première piste sont les Points Conseil Budget (PCB) qui offre un accompagnement gratuit.
La médiation bancaire est aussi quelque chose a considérer pour résoudre les litiges sans frais. Si la situation est vraiment compliquée, la Banque de France aide en cas de surendettement. Enfin, les assistantes sociales orientent vers des aides locales adaptées à la situation.

